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mercredi 29 mars 2006

La démocratie selon l'UMP

Depuis quelques jours on entend au sujet du CPE et de la bouche de certains de nos gouvernants ou députés, qu'une démocratie ne peut accepter un ultimatum de la rue.

Ne pas accepter une demande du peuple à ce titre m'ammène à me poser une question : quelle conception ces individus se font de la Démocratie? Je n'ai bien entendu pas la réponse mais certains événements m'en donnent une idée ...

En 2001 la France, par l'intermédiare de son ministre de l'intérieur de l'époque (Nicolas Sarkozy), s'est doté d'une loi donnant accés aux services de polices de l'ensembles des logs de connexions des français. A première vue ce texte ne pose pas de problème mais vite on remarque l'exclusion de toute intervention de l'autorité judiciaire [1] dans le processus. (seule garante constitutionellement des libertés des français). Cette mesure, prise en réaction aux attentats du 11 septembre, devait être limitée dans le temps. Elle sera rendue définitive en janvier 2003 [2] avec l'amendement de C. Estrosi. N. Sarkozy s'exprimant sur le sujet affichera clairement ses intentions : "Etre à l'écoute de tout, et si possibe savoir tout" [3].

Fin 2005, l'assemblée nationale étudie le projet de loi DADVSI sur lequel l'urgence est déclarée. Ce projet, soutenu par les lobbies des industries du disque et du cinéma, porté par un ministre "blanchisseur" [4], n'a pas pu être discuté sereinement. 150000 personnes (dont 200 entreprises) et plusieurs groupes parlementaires ont demandé la levée de l'urgence pour donner une place plus large au débat parlementaire mais le refus est resté total. Dans le même temps on apprend la signature d'accords allant à l'encontre d'une exception pédagogique et sans aucune consultation de la communauté enseignante, entre l'Éducation Nationale et les Ayants-droit des secteurs de la musique, de l'audiovisuel, de la presse, des arts visuels et de l'écrit. Au final les députés non UMP ont quitté l'hémicycle en signe de contestation au moment du vote du texte qui a été adopté à la mi mars. Pour des infos complétes sur le sujet voir [5]

Courant 2005 (au mois d'aout), le CNE est adopté à la surprise générale, aucune organisation syndicale et ni même l'inspection du travail ayant été entendues lors des discussions ...

Le CPE passe a peu près dans les même conditions, le peuple se met en colère et demande son retrait pour pouvoir enfin discuter ...

Je ne sais donc pas quelle conception se font de la démocratie les ténors de l'UMP mais ce n'est certainement pas la même que la mienne ;-).

Guillaume

[1]http://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/securite_quotidienne.asp
[2]http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030121.asp
[3]http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20051026.OBS3383.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/
[4]http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=161359
[5]http://eucd.info

Citation :
'Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Messieurs, il faudra se soumettre ou se démettre!'
Gambetta à Mac Mahon lors de la campagne électorale de 1877

lundi 27 mars 2006

Qu'est ce qu'un logiciel libre ?

En informatique la plupart des logiciels connus sont des logiciels propriétaires. Les logiciels propriétaires sont des logiciels pour lesquels il est impossible (interdit) d'accéder au source pour connaître le procédé de fabrication et pour en partager la connaissance.
Le logiciel libre est contraire à cette méthode de fabrication. Sa philosophie et son éthique reposent sur les quatres libertés fondamentales suivantes :

  • La liberté d'utiliser le logiciel à sa guise
  • La liberté d'étudier le code source du logiciel et de l'adapter à ces besoins
  • La liberté de redistribuer le logiciel
  • La liberté d'améliorer le logiciel et de le diffuser au public
Un ensemble de logiciels libres très connus est le système d'exploitation GNU/Linux. GNU(1) est le nom du projet lancé par Richard Stallman en 1984 visant à contruire un système libre complet compatible Unix. Pour donner une base légale à ce projet, une licence a été créee, la licence GPL(2) dont la version 3 est actuelement en rédaction. Un programme protégé par licence GPL est libre et cette licence impose que tout dérivé de ce programme reste libre.

Guillaume

1 - GNU est l'acronyme récursif de Gnu's Not Unix
2 - GPL Gnu Général Public Licence